L’homme qui rit, l’homme qui nous touche

 L’ adaptation du roman de Victor Hugo, L’homme qui rit, est sortie au cinéma cette semaine. En tête d’affiche pour ce film, Gérard Depardieu (Ursus), Emmanuelle Seigner (la Duchesse), Marc-André Grondin (Gwynplaine) et Christa Theret (Déa).

Ursus, Déa et Gwynplaine s'installent dans la capitale afin de faire connaître leur spectacle.

Ursus, Déa et Gwynplaine s’installent dans la capitale afin de faire connaître leur spectacle.

Synopsis: En pleine tourmente hivernale, Ursus, un forain haut en couleurs, recueille dans sa roulotte deux orphelins perdus dans la tempête : Gwynplaine, un jeune garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire, et Déa, une fillette aveugle.
Quelques années plus tard, ils sillonnent ensemble les routes et donnent un spectacle dont Gwynplaine, devenu adulte, est la vedette. Partout on veut voir ‘L’Homme qui rit’, il fait rire et émeut les foules. Ce succès ouvre au jeune homme les portes de la célébrité et de la richesse et l’éloigne des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé pour ce qu’il est : Déa et Ursus.
Le spectateur débarque dans un univers pauvre où l’art est le moyen de survie. Cracheurs de feu, acrobates, clowns, musiciens et acteurs se côtoient en bonne entente. Le héros, Gwynplaine, jeune homme au « sourire » immense, semble cependant à part. Malgré une apparence forte, il dégage de la tristesse. Ce personnage rappelle Edward (Cf Edward aux mains d’argent, Tim Burton), lui aussi seul et différent. Déa quant à elle est aussi un protagoniste à fleur de peau. L’inspiration du réalisateur, Jean-Pierre Améris, vient également d’Edgar Allan Poe pour les décors, un univers proche de celui de Burton.

La différence est le thème du film. « C’est quelque chose qui m’a toujours touché, et je fais toujours des films sur les gens que l’on met de côté pour les placer au centre de l’écran. J’ai donc voulu faire le portrait de cet adolescent dans lequel un jeune d’aujourd’hui pourrait se retrouver. » explique Jean-Pierre Améris.

L‘homme qui rit fait rêver. L’atmosphère dégagée par le film donne un sentiment paradoxal de possible et d’impossible. On se sent à la fois Gwynplaine, Déa et la Duchesse. Tous les personnages étant différents des autres, par la méchanceté, par le physique, par le vécu, le spectateur ne fait même pas attention qu’il est lui-même un d’eux. Il pourrait aisément entrer dans cette foire d’artistes ou dans la Cour et s’y fondre.

Ce film vous invite à découvrir un monde autre que le notre, à accepter toutes les différences. L’homme qui rit est finalement chacun d’entre nous…

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