La Scène Bastille sous les talons du cabaret burlesque

L’artiste Emilie Autumn (Liddell) et ses Bloody Crumpets, Véronica Varlow et Captain Maggot, ont marché sur les planches  de la Scène Bastille, le 11 septembre 2013…

DSC_0188Devant la salle, il n’y a pas vraiment foule, à proprement parler. Robes longues et noires, chapeau à plumes, chaussures à talons, corsets et autres friperies habillent une majorité du public.

19h30. Les portes de La Scène s’ouvrent. L’intérieur est vintage, murs délavés, lustres aux ampoules différentes, bar.
Tranquillement, le public se masse sur le devant de la scène. Aucune barrière entre les spectateurs et les artistes, ça, c’est de la proximité. On parle d’Emilie Autumn, des anciens concerts à Paris, du nouvel album. Et puis…

Noir. Une voix masculine d’outre-tombe parle dans un américain rapide, son saturé. C’est l’effervescence dans les rangs. Entre deux rideaux, on entrevoit les talons aiguilles et bottes des Bloody Crumpets et de la chanteuse.

C’est un spectacle digne de ce nom qui s’est joué, pendant deux heures. Pas de musiciens, mais de la danse, des échasses, et surtout, une histoire du début à la fin.
Un asile, des jeunes femmes, enfermées. Prendre des pilules, « Take the pill, take the pill… ». Coincées derrière leurs barreaux. Le show Fight like a girl (Se battre comme une fille) se veut la suite d’Opheliac. Le tout est tiré du livre de l’artiste américaine, The Asylum for wayward victorian girls.
Le thème donc: se battre, se battre contre ceux qui veulent nous opprimer, nous asservir, contre ce qui se met en travers de la route.

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Le point négatif?

Bien évidemment, c’est du grand spectacle. Mais, car il y a un mais, ça manque de musiciens. Où est passé le violon de la chanteuse? Cette marque qui la distingue parmi tant d’autres.Car finalement, chaque show se ressemble, même s’il existe quelques nuances (histoire, chansons, décor). Les fans aiment toujours autant, mais à la sortie du concert, quelqu’un lance qu’ « avec des musiciens, ce serait encore mieux ». Il n’a sans doute pas tort.
A l’heure de la musique électronique, c’est tellement facile de chanter sur une bande pré-enregistrée. Mais le charme du concert, de la musique dans tout ça?
Les shows d’Emilie Autumn se veulent des spectacles plus que des concerts, mais elle reste chanteuse et violoniste !

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Et après?

Emilie Autumn devrait sortir un nouveau livre, de cuisine cette fois. Amatrice de thés et de petits gâteaux, ses recettes devraient se vendre comme des petits pains sur internet…

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Une réflexion sur “La Scène Bastille sous les talons du cabaret burlesque

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