Le voyage de T.S. Spivet, un film enfantin et distrayant

Un surdoué de 10 ans qui traverse les Etats-Unis afin d’obtenir un prix, voilà un sujet léger et sympathique. L’histoire de L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet aurait pu sortir pour Noël!

©Allocine

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Jean-Pierre Jeunet crée ce long-métrage suite à la lecture du premier roman d’un américain, Reif Larsen, « L’extravagant voyage…T. S. Spivet ». 

C’est un jeune prodige de dix ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l’appelle : le très prestigieux prix Baird lui a été décerné et il est invité à venir faire un discours. À l’insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC… Mais là-bas personne ne se doute qu’il n’est qu’un enfant.

Film américain mais français

Même si l’histoire se déroule aux Etats-Unis, le film de Jeunet reste bel et bien français. Aucun plan n’y a été tourné. Les deux principaux lieux de tournage sont Montréal et Alberta, au Canada. Et à l’affiche, des acteurs français (dont Dominique Pinon), canadiens, britannique (Helena Bonham Carter) et australien (Judy Davis ). Seul un américain, le jeune Kyle Catlett (T.S. Spivet), son premier rôle au cinéma.
Ce n’est pas un blockbuster américain avec des actrices semblables aux mannequins ni avec des scènes d’action à en couper le souffle sur grand écran. Non. Et pourtant, ça marche bien. Tout est réel, tout est réalisable. On en ressort la tête pleine de sourires et on se réjouit de ce que l’on a.

Du Jeunet tout craché

La maison des Spivet embaume la créativité et l’imagination du réalisateur. Le bric à brac du salon, style Western, animaux empaillés, vieux fauteuils de cuir usés, « l’odeur du wiskey », le parquet qui grince. « Bazar » que l’on retrouve dans La cité des enfants perdus (1995) ou encore dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001). On retrouve également la voix-off, les livres-chapitres et les croquis explicatifs, sur l’image.

J-P Jeunet et H. Bonham Carter ©Allocine

J-P Jeunet et H. Bonham Carter ©Allocine

L’aspect enfantin de chaque personnage (sauf le policier et la responsable du Smithsonian) nous plonge également dans l’univers de J-P Jeunet. Les adultes du film semblent avoir gardé une âme pure et saine, malgré les soucis et les rides. La mère de T.S. Spivet se passionne pour les insectes, comme lorsque les enfants découvrent la nature; le père se prend pour un cowboy; le vieux marin (dans le train) narre un conte sur l’hiver, des étincelles dans les yeux.

« Retrouvez l’insouciance de l’enfance », voilà ce que L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet semble vouloir nous dire. Et on y plonge, on y nage, jusqu’à en être nu, comme au sortir du ventre de sa mère.

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