Cartel: Ridley Scott devient bling bling

Le film Cartel, réalisé par Ridley Scott, est sorti sur les écrans le 13 novembre a fait une bonne entrée en salle en France. Les critiques, quant à elles, le déchirent.

L’affiche de Cartel est alléchante: Brad Pitt, Pénéloppe Cruz, Cameron Diaz… Le tout réalisé par le monument du cinéma Ridley Scott (Prometheus) et écrit par Cormac McCarthy (auteur de La route). Le thème: le narcotrafic entre les Etats-Unis et le Mexique. Un parfait ensemble ! Et pourtant.

Cartel 1

Sans queue ni tête

Mais pourquoi cette première scène? Deux amants dans un lit, se susurrant des mots coquins. Un moment qui aurait du être sensuel, beau et excitant mais qui n’est que drôle. L’érotisme devrait être présent mais ce n’est pas le cas. On se croirait dans un porno de bas de gamme.

« – Dis moi quelque chose de coquin
– Je veux que tu me touches sous ma robe
– Mais tu n’as pas de robe
– Et alors? Je ne vois pas le rapport… »

La suite n’est guère mieux. Tout se déroule dans des endroits bling bling, clinquant d’or et de paillettes. Les dialogues n’ont pas de sens, les scènes non plus. Le temps n’a pas de prise sur le film. L’homme de la première scène part du lit jusqu’à Amsterdam, puis se retrouve dans une villa remplie de personnes bodybuildés et se retrouve dans un restaurant avec sa bien-aimée (cf le lit). Selon ses dires, il s’est passé quinze jours. Ah bon. C’est surtout trente minutes pour ne rien dire, ne rien faire.

Scott n’a plus rien du gladiateur

Ridley Scott a réalisé Alien (1972), A armes égales (1995) ou encore Kingdom of Heaven (2005). De grands films qui ont connu un succès retentissant. Ils sont aujourd’hui des films cultes. Il s’était dirigé vers le thriller, mais plus politique ces dernières années.

Mais cette année, c’est un long métrage à faible coût pour lui (25 millions de dollars). Le scénario semblait s’engager sur un bon terrain. Mais alors qu’est ce qui bloque? Les acteurs vieillissants? Les personnages sans âme? Les dialogues trop longs? Sans doute un peu de tout.

Ridley Scott signe avec Cormac McCarthy un joli navet. Cartel s’inscrit dans la lignée des thrillers et films grand public ratés.
Rappelons que les entrées en salle ne veulent rien dire. Pour ma part, je suis partie avant la fin du film, ce qui est très très rare…

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Une réflexion sur “Cartel: Ridley Scott devient bling bling

  1. Pas un navet non, mais un film très moyen. Un discours intéressant sur le fatalisme et des dialogues bien écrits mais des personnages peu épais et un rythme mollasson font de Cartel, comme je l’écris ici http://bit.ly/1bdMMrc un film indé assez raté que ne viennent pas sauver son incroyable casting. Too bad !

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