Le burlesque sans complexe

« Burlesque » est une comédie musicale sortie en 2010. Les deux rôles principaux sont Cher et Christina Aguilera. Bien réalisé et prenant, il ouvre le sujet de l’univers burlesque et de son histoire.

« Ali (Christina Aguilera) est une fille avec une voix incroyable venant d’une petite ville. Elle décide de quitter cette ville, liée à la difficulté et à un avenir incertain, pour poursuivre ses rêves à Los Angeles. Ali trouve alors un travail de serveuse dans le The Burlesque Lounge, un théâtre musical très classe de la cité des Anges, dirigé par Tess (Cher), qui est cependant en grande perte de vitesse. Les incroyables chorégraphies et costumes des spectacles du Burlesque Lounge enchantent Ali, qui espère un jour se produire sur cette scène. »

Les rôles collent parfaitement aux peaux des deux chanteuses. Ils les incarnent si bien qu’on pourrait penser qu’elles ont débuté ainsi… Évidemment, les parties chantées sont superbes. On retient aisément les paroles et mélodies.

Côté synopsis, il tient la route sans être folichon : un rêve mêlé à une histoire d’amour, de problèmes d’argent, d’innocence.

Après être passé (rapidement) sur le film en lui-même, passons au burlesque, voulez-vous bien ?

Burlesque : l’effeuillage respectueux

L’art du dévoilement féminin date de l’Antiquité, proscris lors de la Christianisation en Occident. C’est seulement en 1894 au Divan japonais (à Paris) que le premier effeuillage public eut lieu. C’est la danseuse Blanche Cavelli qui a relancé la machine à effeuillage…

Rapidement, une mode se créée et se propage dans les cafés-concerts et music-halls comme le Moulin Rouge et les Folies Bergères. Cet art de l’effeuillage traverse l’Atlantique et devient le « Burlesque », un mot emprunté au théâtre italien du XVIème siècle. Le mot est devenu « effeuillage » ou encore « strip tease », bien que ce dernier ne soit pas grandement utilisé. Aujourd’hui, on différencie le « burlesque », genre théâtrale, du « new burlesque », mise en scène effeuillage et comique.

La scène burlesque actuelle est riche d’influence européenne, américaine, orientale… Paillettes, humour, glamour… Elle se découpe en plusieurs chemins, parfois opposés, comme le fétichisme, l’esprit rockabilly, la féérie, le militantisme féministe… Mais les artistes revendiquent les mêmes valeurs de respect de soi et du public. L’objectif n’est pas de choquer (d’ailleurs, les artistes burlesques ne se déshabillent pas entièrement : strin/culotte et « nippies »-cache-tétons- sont de rigueur) mais bien d’instaurer une complicité avec le public.

Être sans complexe

Rousse, brune, « trop » maigre, « trop » enrobée.. Toutes les femmes sont représentées dans l’univers burlesque. Plus de complexe. La féminité et personnalité propre à chacun sont à l’honneur. L’artiste Cherry Lyly Darling le dit fort bien dans le livre « Be burlesque » :

Le burlesque, c’est savoir utiliser ses atouts, rire de ses défaut. Que nous soyons rondes, petites, minces ou très grandes, nous sommes belles et sensuelles. Toutes les femmes ont le droit d’être glamour.

Un beau message d’amour de soi !

Et pour être so glam’, mais surtout soi-même, place à votre créativité !! Corset, maquillage, collant, escarpins, nippies, plumes, paillettes, cuir… Mais également tenue dans laquelle vous vous sentez bien. Car être glamour, c’est surtout se sentir bien dans son corps, dans son esprit et sa personnalité.

Où apprendre l’effeuillage ?

Il existe plusieurs écoles pour apprendre à s’exprimer grâce à son corps, à ses vêtements et à la danse. Elles enseignent l’art burlesque mais également la confiance en soi. Avec, pour celles qui le désirent, un show !

L’école des Filles de Joie

La Gentry de Paris

La Néo Rétro School

La Coquinerie School

Etc.

 Et pour finir en beauté, le fameux show de Dita Von Teese, Reine du Burlesque…

On a eu la gentillesse de s’intéresser à moi et de me poser quelques questions… Auxquelles j’ai évidemment répondu avec le sourire 🙂
C’est à lire ICI sur interviewblogueur !

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Une réflexion sur “Le burlesque sans complexe

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