Il y a « Un ange à ma table »

Jane Campion, présidente du jury du Festival de Cannes 2014, sort en 1990 le film « Un ange à ma table« . Un long métrage à couper le souffle.

C’est l’histoire vraie de Janet Frame, une écrivaine néo-zélandaise. Issue d’une famille ouvrière de cinq enfants, elle se passionne très tôt pour la littérature et veut devenir poète. Très marquée par la mort de deux de ses soeurs, par noyade, elle est diagnostiquée shizophrène (ce qui s’avérera faux des années plus tard, suite à d’autres examens). La jeune femme est internée durant huit ans en hôpital psychiatrique, où elle a subit pas moins de deux cents électrochocs…
Janet Frame écrit son autobiographie entre 1960 et 1970.

Et la réalisatrice Jane Campion s’empare de cette magnifique et difficile histoire, une vingtaine d’années plus tard. Le film a permis au monde entier de découvrir l’oeuvre poétique de l’écrivaine. Deux heures passées d’images magiques, retranscrivant la poésie d’une vie et d’une oeuvre.

On reconnait parfaitement la « patte » de J. Campion, tout en douceur, en douleur et en beauté. Tout en longueur, « Un ange à ma table » en reste bouleversant. On s’attache à cette petite rousse, pas vraiment gâtée. Parfois même, on se sent proche d’elle, de son enfance, de son évasion.
Cette histoire est un véritable hymne à la vie !

Mon TOP des films traitant de folie et d’hôpitaux psychiatriques

Vol au-dessus d’un nid de coucou (1976) de Milos Forman

A dangerous method (2011) de David Cronenberg

Shutter Island (2010) de Martin Scorsese

The Ward (2009) de John Carpenter

L’Eveil (1990) de Penny Marshall

Camille Claudel (2013) de Bruno Dumont

Autre plongée artistique dans l’univers psychiatrique…

Dans un article précédent, je vous parler de l’auteure, compositeur, interprète Emilie Autumn. Toute son oeuvre s’article autour de la psychiatrie. Ses chansons parlent de troubles du comportement, de schizophrénie, de bipolarité, mais également de « séjours » en asile. Elles prennent naissance dans son livre, mi-autobiographique mi-imaginaire, The Asylum for Wayward Victorian Girls, l’histoire d’une jeune fille, internée en hôpital psychiatrique. Une, ou deux ? A vous de le lire et de vous en faire une opinion (attention, livre totalement en anglais).

Publicités

9 réflexions sur “Il y a « Un ange à ma table »

  1. Très intéressant ce billet. Dans les histoires d’hôpitaux psychiatriques, j’ai lu il y a quelques mois ‘L’étrange disparition d’Esme Lennox’, une histoire très triste mais j’ai beaucoup aimé.

    J'aime

    • Ah je ne connais pas !
      En général, les histoires sur les hôpitaux psychiatriques ne sont pas très joyeuses, mais bien écrites et bouleversantes. Et encore plus lorsque les « traitements » sont décrits…

      J'aime

      • Oui, à se demander comment on a pu un jour administrer de tels ‘traitements’ comme tu dis.
        Et dans un autre genre plus effrayant, il y a aussi la série American Horror Story Asylum, à réserver aux âmes pas trop sensibles parce que ça fait très peur !

        J'aime

      • Enfin, les traitements d’aujourd’hui ne sont pas beaucoup mieux. Beaucoup de chimie, de mauvais traitements corporels…
        Oh oui ! j’avais commencé à la regarder, mais c’est très dur

        J'aime

      • Oui elle est très dure c’est vrai. Je l’avais chroniquée aux débuts de mon blog et je trouvais qu’elle dressait un portrait assez fascinant de toutes les origines du mal. Même si il m’a fallu un peu de temps pour m’en remettre ^^

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s