Godzilla, le nucléaire et l’apocalypse

Godzilla de Gareth Edwards est un film à gros budget… Et à succès au cinéma. C’est en effet une bonne surprise (même pour les récalcitrants aux superproductions).

Le célèbre Godzilla revient, pour le plus grand plaisir de ses fans et de nos yeux. Cette fois, notre magnifique monstre tente de rétablir la paix sur Terre alors que l’humanité semble totalement impuissante face aux forces de la nature.

Des scènes grandioses

Certaines images du film Godzilla sont saisissantes. Les monstres, appelés mutos, sont vraiment bien fait. On y croirait. Leurs cris, dans un silence prenant les tripes, font frissonner. Comme des rouages, des cliquetis terrifiants. Le coeur coincé dans la gorge, on attend : que va-t-il se passer…?

Autres scènes à noter, les plans larges, notamment sur la ville de Los Angeles. Un ciel apocalyptique teinté d’orange, gris, noir ; l’effondrement des tours. Egalement la chute des parachutistes, dans ce même décor, une lampe rouge à leurs pieds. Ils tombent, tel les anges déchus de la Bible, vers l’apocalypse terrienne. Des instants à couper le souffle par une superbe réalisation.

Le nucléaire, facteur de déclin ?

L’histoire se déroule tout d’abord au Japon, aux abords d’une importante centrale nucléaire. Suite à des variations des courbes de radioactivité et des tremblements semblables à des séismes, elle s’effondre sur elle-même, tuant de nombreuses personnes, en faisant évacuer de nombreuses autres. Cette scène n’est pas sans rappeler le drame de Fukushima en 2011. Ici, l’énergie nucléaire fait naître une forme de vie incompatible avec l’Homme, deux véritables monstres. Puissante, dominante voire destructrice. L’Homme ne peut rien faire, sa technologie si avancée soit-elle ne lui sert en aucun cas.  A contrario même, elle accentue la force des-dits monstres.

A l’heure des essais atomiques de la Corée du Nord et de la remise en cause par les écologistes de l’utilisation de son énergie, ce film pose la question de la dangerosité du nucléaire.
A l’écran, on voit ou revoit les bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945), les essais nucléaires en pleine mer à partir des années 1950. Ces énormes champignons de fumée fascinent par l’ampleur des destructions qu’ils provoquent.

Et si le nucléaire pouvait signer la fin de l’humanité d’aujourd’hui ?

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6 réflexions sur “Godzilla, le nucléaire et l’apocalypse

  1. Salut!
    Tu crois que l’Homme a besoin du nucléaire pour se détruire? Actuellement une observation me montre que le bar du coin est bien plus dangereux que le nucléaire et les dégâts sont immédiats, irréversibles (sauf pour les retraits de permis qui sont provisoires). Je ne crois même pas qu’un réalisateur oserait prendre ce thème pour un film. Sinon Godzilla est un assez vieux film? Je l’ai vu parce qu’il avait une bande annonce détonante avec musique sublime et à l’époque, j’avais surtout retenu que tout était dans la bande annonce justement 😉

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    • L’Homme n’a évidemment pas besoin du nucléaire pour se détruire, mais ça peut être un facteur aggravant (je pense). La comparaison avec les piliers de bar… Pourquoi pas ?!

      Il y a eu plusieurs films sur « Godzilla », en effet. Là aussi, la musique est magnifique d’ailleurs ! Ce sont des films à gros budgets, en général, et cela peut se ressentir au niveau du scénario, comme dans beaucoup de films d’action… Mais visuellement, c’est un joli moment 😉

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      • Tu as raison pour le facteur aggravant 😉 du nucléaire …. à ne pas mettre à la portée d’un pilier de bar pour éviter toute catastrophe.
        Les film « esthétiques » sont toujours de bons moments. Merci pour cet article.

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  2. Si tu veux une vision réaliste d’une fin du monde (une mélange de pandémie et d’incidents nucléaires) je te conseille Résilience de Yannick Monget ; le bouquin fait froid dans le dos.
    Sinon ce Godzilla m’intrigue, ne serait-ce que parce que le lézard vient sauver l’humanité alors que dans les précédentes versions il est plutôt notre ennemi.

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    • Oh oui ! J’ai lu le livre. Il est terrible.
      C’est vrai que ça peut sembler étranger, Godzilla en sauveur de l’humanité, anti-héros enfait. Il faut le voir peut-être même juste pour ça !

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  3. J’étais intriguée par le film, j’irai donc le voir :).
    Concernant la question du pilier de bar, je pense qu’avant le bar, le problème réside dans la misère humaine. Un très beau film a été fait par Kaurismäki, la fille aux allumettes, sur un pan de cette vaste question …

    Sinon, vivant au Japon, je me permet d’être très pessimiste sur la question du nucléaire. Malgré un contrôle gouvernemental de fer, les informations à propos des conséquences de Fukushima qui filtrent sont terribles. Et on découvre progressivement des mutations animales et végétales. Ce Godzilla est bien inscrit dans son temps.

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